mercredi 18 décembre 2019

(Encore) plus con compense


Abondance de lecture amusante dans la presse d'hier. 

Les feux de forêt dans le monde auraient émis davantage de CO2 en 2019 que les Etats-Unis (maître-étalon en la matière). Quant au trafic aérien wallon, si Charleroi et Liège poursuivent leur croissance au même rythme, il  générera dans 30 ans  bien davantage de C02 que l'ensemble des autres secteurs en Wallonie.

Au cours des 6 dernières années, l'activité croissante de l'aéroport de Liège, à elle seule, a annihilé  25 % des diminutions d'émissions wallonnes. 

C'est marrant. Toi qui pensais sauver le monde en ne te douchant qu'un jour sur trois, en te gavant de carottes ou en allant à l'épicerie bio à pied... c'est juste ta petite contribution pour que ton voisin d'en-face puisse enfin passer un WE à Pise et que son pote d'à-côté commande les chinoiseries dont il a tellement besoin. Tu compenses...   

Voilà qui relativise singulièrement l'échec de la COP 25. Dans le fond, on s'en fout un peu de savoir quel objectif on ne va pas atteindre en 2050...



 

 

lundi 25 novembre 2019

Si le doute t'habite...


Un tiers de la population belge est sceptique quant au réchauffement climatique, nous informe le Soir, lui-même informé par un sondage IPSOS. Un belge sur 10 nie carrément tout changement climatique, et un sur 4, l'origine humaine du changement, qui lui n'est pas contesté. Nie... enfin, c'est à nuancer.

Les 11% de climatosceptiques purs et durs, rien à en tirer. Mais à propos des autres, le journal hésite sur le mot adéquat. "Une personne sur quatre juge que le réchauffement observé n'est pas d'origine humaine", lit-on dans l'article. Mais le titre parle de "doutes". Penser, estimer, juger, douter, ce n'est pas vraiment la même chose. 

Alors, pour une fois dans ce blog... pour s'éviter l'apoplexie ou la crémation anticipée de cet article dans le feu à bois (purée, encore un écolo qui pollue plutôt que de périr de froid comme ses convictions devraient l'y inviter...)...pour s'éviter la honte absolue en lisant que les belges figurent parmi les champions du climatoscepticisme... nous allons considérer la bouteille à moitié pleine.

Cela ne peut être que du doute. Chez mes voisins, des gens charmants qui sont 4, il n'est pas possible qu'il y en ait un qui puisse croire les conneries de ces scientifiques dévoyés qui nient à tort et à travers l'anthropomorphisme du réchauffement. Sur cette tablée de whist observée hier en sirotant une Christmas de Noël, il n'est pas concevable que ce gars qui coupait avec délectation, à l'air si sympathique, puisse penser qu'on n'y est pour rien dans ce foutoir.

Allez, c'est bientôt Saint-Nicolas, on disait que c'était du doute. Car s'il y a doute, il y a espoir. 

Ne dit-on pas "dans le doute, abstiens-toi"? S'abstenir, dans le cas du réchauffement, ce serait adopter le même point de vue que ceux qui sont convaincus que l'homme doit modifier ses comportements. Par principe de prudence, tant qu'on n'est pas sûr que c'est le soleil, l'inclinaison de la planète ou un cycle immuable qui fait bouillir notre marmite commune.

Evidemment, si Total subventionne des profs d'université pour raconter qu'on se réchauffe pour des questions d'ellipse, ce n'est pas pour qu'on doute, mais bien pour qu'on soit certain. Certain qu'on peut continuer à consommer joyeusement et polluer avec entrain (si j'ose écrire...). De toute façon, c'est écrit dans les astres, nous on n'y peut rien...

Voilà ce qui est dans le fond le plus étrange avec ces climatosceptiques. Ils fustigent le catastrophisme et le pessimisme des khmers verts, alors que leur version de l'histoire est bien plus désespérante... 

On aura tout vu. Une bête page sur un bête blog qui va amener de l'espoir à un belge sur 4.... 

vendredi 8 novembre 2019

Paul sur le Chemin des Dames






Ce sentiment ne m'honore pas, certes, mais il me faut bien l'avouer : je déteste Paul Magnette.

Non qu'il soit concevable que je jalouse son intelligence et sa beauté. Mais qu'un gars aussi habile et subtil ait mis ces qualités au service de la gauche poussiéreuse et mérulesque de Belgique francophone, il y a de quoi faire enrager tous les vrais progressistes.

La future élection de GLB, par exemple, il n'y a rien de plus réjouissant pour tous les autres partis francophones. Jouissif même, avec ce ballet ridicule des pontes bleus venant vider leurs seaux aux pieds de Mickey.

Mais un mec aussi brillant que Paulot à la tête d'un concurrent, ça vous fausse un peu la compétition. C'est les SudAfs avec un ouvreur aussi puissant que Vermeulen et rapide que Kolbe. 

Là, l'entraîneur Philippe a fait monter Popol pour un challenge impossible. Grand seigneur, il le relève, et il sait d'avance qu'il sortira grandi de l'échec. VLD et CD&V seront montrés du doigt, la preuve sera faite que 5 ans avec moins d'un quart des électeurs francophones, pas de prob, mais 5 ans avec un gouvernement très faiblement minoritaire au Nord, c'est inconcevable pour l'honneur du Lion. On finira par retourner aux urnes, lesquelles réduiront encore un peu plus en cendres les espoirs d'une solution politique "classique".

Alors Paulot, quand t'auras fini ton round de "qui perd gagne", glisse à Monsieur Philippe qu'il faut passer à autre chose. Que de plus en plus de francophones partagent avec fatalisme l'opinion que la Belgique comme ça, c'est foutu. Et que si on veut qu'une autre Belgique existe, fédéraliste ou confédéraliste, on s'en fout du mot, une coupole plus mince quoi, il faut le décider avant qu'il ne soit trop tard. pour bien prendre le temps. Faut le décider maintenant et  se donner 10 ans pour bien réfléchir à tout, que ça fasse le moins mal possible.

Les francophones souffriront davantage? Ben oui. Sûrement. On mettra à l'épreuve nos belles vertus de gauche. Et on ouvrira notre frontière à ceux du Nord que l'égoïsme de la prospérité aura fini par étouffer.

Après, c'est comme pour le réchauffement : on aimerait tellement se tromper.

Mais tous les médiateurs familiaux un peu compétents vous le diront : faire durer artificiellement un couple devenu pathologique, c'est comme combattre la peste porcine en enfonçant de la dynamite dans le cul des sangliers!

  

lundi 28 octobre 2019

Le Professeur Ponchau touche le fond


C'est dingue. 

A chaque passage de dizaine, il m'arrive une connerie. Un truc inracontable qui me laisse honteux pour les neuf ans qui suivent.

Ainsi, le jour de mes 10 ans, je jouais avec de l'essence, je me suis cramé la joue et ai raconté à mes parents que j'avais voulu voir si le fer à repasser était chaud. Je me demande toujours depuis si passer pour un con vaut mieux que de se prendre une solide engueulade.

A 20 ans, je découvrais les plaisirs de la bière (enfin, disons que je les découvrais chaque jour un peu plus), j'étais chez les parents d'une amie et j'ai vomi sur un splendide miroir en courant vers les toilettes.

A 30 ans,  j'ai éraflé tout le côté droit de la voiture de mes parents en la rentrant dans leur garage et j'ai camouflé ça avec du latex sans me rendre compte que de toute façon, le mur était niqué.

A 40 ans, j'ai marché dans un étron avant d'entrer dans le salon de la femme que j'aimais à l'époque, laquelle était plutôt portée sur le Dettol et le savon noir.

A 50 ans, quelqu'un m'a offert le dernier Astérix. Et je l'ai lu.

Et à 60... à 60, voilà ma souris qui déconne et accouche du résultat ci-dessus. J'ai essayé de me faire passer pour Eddie Chapman, mais nul ne me croit et je devrai porter cette honte pour une décennie.

Plus que 4 ou 5 fois ce genre de déboire. Avec un peu de chance...

   

mercredi 16 octobre 2019

Bruckner à vif





"Matin Première" n'est pas toujours tendre avec nos oreilles !


Passer comme ça, entre deux tasses de café, de l'intelligence sensible de Bernard De Vos à la pseudo-philosophie dégoulinamment prétentieuse de Bruckner, ça te racrapote les pavillons façon finlandaise. 

Piètre commercial, le Pascal. Il vient faire la PROM d'un bouquin sous-intitulé "Philosophie de la longévité" (donc, pour parler normal, ça cause du vieillissement et de ses mille et une vertus), et le voilà qui se laisse aller à radoter sur son idée-fixe du moment, son obsession abêtissante, son poil à Greta. 

Mais bon, ne caricaturons pas, entre deux écoulements de bave verbale, il tient quand même quelque propos digne d'attention. 
 
"L'écologie est profondément divisée entre plusieurs variantes: il l'y a des écologies catastrophistes, des écologies totalitaires, des écologies positives et intelligentes. Moi je choisis plutôt une écologie scientifique, rationnelle, qui nous explique ce qui est bon et ce qui n'est pas bon."

Un propos "digne d'attention" ne veut pas dire qu'il est pertinent, et encore moins qu'on le partage. Dans le cas présent, c'est son caractère particulièrement pernicieux qui le rend intéressant. Tout en raccourcis et en sous-entendus simplistes, grand philosophe, opposant "science" et "catastrophe", alors que jamais le discours de l'une n'a été aussi  imprégné de l'autre.

Et puis, ce bout de phrase : "qui nous explique ce qui est bon et ce qui n'est pas bon". Même dans les..."Martine"... on n'oserait pas.

Sans doute la communication orale n'a-t-elle pas permis de percevoir toute la subtilité de cette pensée. Mais de grâce, pas la peine de bousiller à nouveau du papier pour nous l'expliquer. 

 

 
 



 

 

mardi 1 octobre 2019

L'empreinte de Greta Garbone






L'ennui, avec les icônes, c'est que si ce n'est pas un journaleux fouille-poubelle qui met à jour l'un ou l'autre de leurs travers, un ami renié qui se fend d'une biographie au vitriol ou un(e) ex arrondissant sa maigre part d'héritage via une interview sulfureuse, l'histoire s'en chargera. 

La notion de sainteté est incompatible avec celle d'humanité, mais la multitude n'en a cure et ne consent à faire rimer admiration qu'avec perfection. "The harder they fall"...

Mon poster du Che n'a pas résisté aux récits de la répression sanglante qui suivit la victoire de Castro, l'abbé Pierre à son malencontreux pote Garaudy et Gandhi, même lui, aurait sans doute mieux fait de ne pas s'entourer la nuit de charmantes nénettes pour chatouiller son voeu d' abstinence s'il voulait éviter le persiflage. Quant à JFK, sa légende s'est évaporée depuis belle lurette, principalement, ce qui le rapproche mutatis mutandis de notre héroïne du jour, pour des questions de banane.

Peut-être la tolérance est-elle indissociable d'un narcissisme salutaire, ou pour le dire autrement, sans doute faut-il aimer un peu nos poutres pour accepter les pailles de nos idoles (de grosses pailles parfois, convenons-en).

Peut-être aussi cette propension collective à se créer des héros, des modèles, des stars médiatiques est-elle à interroger.  Notamment en termes d'efficience, pour ceux que l'on estime positifs.

Greta, celle d'aujourd'hui, est d'un apport inestimable en termes de mobilisation. Et pas seulement chez les jeunes.  Elle dépeint la réalité sans fard, elle parle de catastrophe parce qu'il n'y a pas d'autre mot, et tant pis pour tous ceux qui croient que seul l'optimisme peut être moteur, même au prix du travestissement. Elle a acquis ce pouvoir vertigineux d'attirer d'un claquement de doigts micros et caméras et l'utilise plutôt bien. 

Elle a aussi un don précieux, que pas mal de journalistes ont déjà souligné, celui de faire sortir du bois toute une série de malfaisants. La liste est longue, mais perso, je décerne la palme à Sarko et cette phrase potentiellement cultissime : 
" 22 millions de gens qui consomment bien, ça fait plus de mal qu’un million de personnes qui consomment mal." Les 22 millions en question étant bien sûr africains...

Elle fait du bon boulot.

Mais là, ça tourne bizarre, je trouve. Le débat sur le personnage commence à occulter un peu la cause qu'il défend, ça en devient lassant, donc contreproductif. Et surtout, même les opinions favorables, par leur redondance, finissent par alimenter la thèse de ceux qui crient à la starification préfabriquée.

Pour surnager dans le naufrage, on va avoir besoin de collectif, pas d'icônes. Même avec des prénoms d'étoiles. 

Alors tu peux te goinfrer de choco à l'huile de palme au petit déj si ça te botte, Greta !   



 






  

vendredi 13 septembre 2019

le syndrome du pâtissier



Mine de rien, pour ce blog, l'arrivée de l'arc-en-ciel représente une vraie catastrophe. De qui se gausser dorénavant, sur qui déverser son fiel, où diriger ses sarcasmes? Faudra-t-il attendre l'arlésienne fédérale pour que cette angoisse existentielle se dissipe? Enfoncer lâchement la tête humaniste sous l'eau? Répéter inlassablement que PTB et Raoul constituent des synonymes exclusifs allergiques à toute concurrence?

Céder aux sirènes du "qui bene amat..."? Tentant, mais vil. 

Ainsi, pour trouver matière à une publication aussi inutile que toutes celles qui l'ont précédée, aurait-il été commode de scruter les déclarations de politique toutes fraîches. D'en sélectionner des extraits en les retirant de leur contexte, ce qui constitue quand même un des plaisirs préférés des scribouillards de mauvaise foi. 

Je ne sais pas, moi. Mettre en parallèle la politique aéroportuaire avec les objectifs climat en chantonnant "Si on avance quand ils reculent, comment veux-tu...".

Ou, à propos justement du chapitre "Climat", ricaner amèrement en lisant ce passage relevant désormais de l'anthologie de l'humour noir :
"Il s’agit ainsi de contribuer à l’effort mondial en vue de contenir la hausse de température moyenne de la planète nettement en dessous de 2°C par rapport à l’époque préindustrielle et poursuivre les efforts pour limiter le réchauffement à 1,5°C, conformément à l’Accord de Paris sur le climat."

Nous ne nous abaisserons pas à si minable exercice.

Saluons plutôt les courageux qui vont détremper leur maillot dans cette entreprise, parce que quoi que l'on pense de l'avenir du globe, du sens particulier du mot "loyauté" en politique ou de l'électodégelophobie,  il n'y a de toute façon rien d'autre à faire.

Ce rainbow sera certes moins poétique qu'Arthur, espérons qu'il ne devienne pas trop vite warrior. Respect, Kids (terme épicène, j'ai vérifié).

Et laissez les collapsologues persifleurs sur le retour à leur contradictoire destin : se vouloir décroissant et prendre de la brioche. 

 




 

mercredi 4 septembre 2019

Les amants diaboliques






La calamiteuse, honteuse, scandaleuse, déplorable, immorale, ignoble, méprisable, révoltante et finalement obscène intervention de l'Administrateur délégué de l'Union wallonne des entreprises, hier, à propos du commerce des armes produites dans notre région, n'a d'égal que le petit arrangement moral avec eux-mêmes des syndicats, totalement lamentables dans cette affaire...comme à chacune de ses résurgences.

Il y a des couples qui ne fonctionnent bien que dans le crime. Les patrons font Bonnie, FGTB et CSC font Clyde. Dès qu'il est question des armes, depuis la nuit des temps, les amants improbables sont pris d'une frénésie exhibitionniste qui les fait adopter systématiquement les mêmes positionnements.

Si c'est pas nous, ce seront d'autres. Bon emploi n'a pas de conscience. Un règlement pour tout le monde ou personne. L'Europe...

On aimerait, pour préserver un peu de manichéisme rassurant, entretenir l'image de représentants de travailleurs bernés sur ce coup par ces capitalistes retors et leur refrain lénifiant et opportuniste sur la préservation de l'emploi. 

Mais ce n'est pas un patron qui a dit en juin dernier :" On fabrique des armes à Liège, Liège exporte à l'Arabie, et l'Arabie tue des enfants au Yémen. C'est un raccourci qui est une menace réelle pour la vie des gens et de toute une population de la région". Espérons pour la syndicaliste CSC qui a proféré cette horreur que bien vite, elle ne ressemble plus à la photo qui illustrait son interview.

Le raisonnement tronqué qui voit en tout emploi quel qu'il soit un bienfait empêche depuis des lustres la recherche d'une solution durable pour les personnes concernées. Que ce soit via la réorientation des projets industriels, des parcours professionnels, et plus largement de certains objectifs sociétaux. Et cela ne vaut pas que pour le secteur des armes.

En attendant, seule reste la honte.

 

   

jeudi 29 août 2019

Les Frères Amis


En ces temps dépressifs où l'on ne sait plus où donner de la tête entre les feux et les fous, il convient de saluer toute tentative de nous dérider à sa juste mesure.

Ainsi, les Chastel Brothers nous ont vraiment mis en joie avec leur hésitation fatale entre truanderie et connerie intégrale. 

Certaines gazettes n'ont pas été en reste en décernant la Victoria Cross à la libérale ministre de tutelle. C'est sûr que s'éviter un scandale sans nom en dernière minute sous la pression de la presse, c'est d'un courage politique assez impressionnant. 

Quel pied que d'imaginer Willy, le désormais ténor des bleus, dicter par GSM, de sa voix très scolairement posée, les termes de "l'acte de résistance". J'aime bien Willy  quand il est interrogé sur Matin Première, avec son ton d'instituteur du Grand Meaulnes qui prend autant "Monsieur Gadisseux" que les auditeurs pour des durs de la comprenette. Je m'en sens plus intelligent toute la journée.

Mais hier était un jour faste, cette pinte de bon sang n'était pas la dernière...

"Première grande réunion sur la refondation du CDH". En grand.

"Mise au vert pour les parlementaires CDH". En petit.

Ma traduction en image.




Que de nostalgie quand on évoque les grands duos comiques d'antan. Pierre Dac et Francis Blanche. Roger Pierre et Jean-Marc Thibault. Bedos et Daumier.

Et l'idée d'un cartel MR-CDH de s'imposer de plus en plus comme une évidence.



 

dimanche 14 juillet 2019

L'existence précède l'essence


Certains lecteurs assidus (voilà un pluriel bien présomptueux sans doute) regrettent parfois le caractère abscons de certains propos du présent blog. Peut-être l'affection démesurée de l'allusif se confond-elle à ses heures avec un hermétisme aux allures un peu prétentieuses, et c'est effectivement assez dommage tant la vocation du prophète est d'émouvoir le plus grand nombre.

Dès lors, cette fois, adoptons une clarté à la hauteur de notre courroux : en matière de médiocrité narcissique, le CDH a atteint des sommets difficilement dépassables. Et dans cette mesure, la seule décision cohérente qu'il ait prise dans un passé récent tient dans le choix de son président.

Son interview de ce samedi 13 juillet dans "Le Soir". Quelle démonstration !

Le respect des électeurs pour justifier le choix de l'opposition? Mais mon bon Max, ce cliché politique aux allures de dignité auto-proclamée, dans le contexte, confine à l'absurde. Quand tu votes CDH, un parti dont le goût pour le pouvoir est historiquement attesté, c'est pour qu'il gouverne (ou alors, c'est que tu votes sans réfléchir, ce qui peut arriver). Tout comme si tu votes PTB, ce n'est pas parce que tu as la moindre illusion qu'il va se mouiller de quelconque façon (ou alors, c'est que tu votes sans réfléchir, ce qui peut arriver). Mais bref, ton respect, Max, il signifie au bout du compte que tes propres électeurs, tu t'en bats la frite avec une pelle à tarte.

Se fédérer sur les enjeux climatiques "en transcendant les clivages"? On sait que l'hypocrisie a toujours fait partie de l'ADN du PSC-CDH. Mais là, quel bijou, Max ! Alors que par tes choix, tu forces l'entrée dans une coalition d'un parti qui, par définition, a pour vocation de freiner les décisions en faveur du climat. Compte sur nous pour le rappeler durant 5 ans. 

Mais bien sûr, j'oubliais que ta cure d'opposition a vocation d'abord onanistique. "Refonte idéologique". Tout le monde s'en fout, Max. Si ton parti n'a plus de raison d'être, ben qu'il n'existe plus. 

Je voudrais pas te faire peur, mais cette cure ne sera pas une sinécure. En accouchant par la porte de service d'une coalition idéologiquement contrastée, tu auras créé "le centre" en son sein. Bonne chance pour trouver ta place. Te voilà condamné à réclamer le triplement des allocations familiales....

Vous vous souvenez de ces vers magnifiques de mon chanteur-fétiche? "Il ne faut pas souhaiter la mort des gens, ça les fait vivre plus longtemps".

Longue vie au CDH ! 

PS : Je sais, le titre est abscons...