vendredi 18 décembre 2015

Charlot, jaloux de Mourinho (épisode 7)




Une Ministre : Hé, Charlot, regarde la chouette carte de voeux que j'ai trouvée pour Koen !




Charlot : Jacqueline...

mercredi 16 décembre 2015

SHAME


- Professeur, que vous inspire le sondage publié ce matin dans la Libre? 

- De l'espoir. Un énorme espoir. Celui que peu de réfugiés sachent déjà lire le français.

lundi 14 décembre 2015

La vita e bella


Humain 1- Dis, fabuleux dimanche, hein ! Deux bonnes nouvelles en un seul jour !

Humain 2 - Ah bon?

H 1 - D'abord le score du FN en France: que 27 % ! Et Marion en PACA ! Que 46 % !

H 2 - Pas possible ! Que 46 %? Tu me charries...

H 1 - Non non, que 46 %, je te jure !

H 2 - Dingue. L'autre bonne nouvelle, ça, je sais, c'est la COP 21.

H 1 - Bien sûr, mais surtout un aspect très précis de l'accord. L'aviation.

H 2 - Quoi l'aviation... Ne me dis pas...

H 1 - Si !

H 2 - C'est pas possible....

H 1 - Si, je te jure : l'aviation n'est pas reprise dans l'accord. 

H 2 - Génial ! On va pouvoir continuer à militer pour le climat via les carottes bio et les promenades en vélo sans se priver des promotions de Ryanair. Fabuleux dimanche en effet !




mardi 8 décembre 2015

Charlot fait de la science politique (épisode 6)


Charlot : Allo papa, avec ces résultats de dimanche soir, je viens de me rendre compte d'un truc dingue.

Big L : Parle, Charlot, papa t'écoute.

Charlot : Hé bien leur système électoral, aux régionales françaises, il est incroyable. C'est un mix entre proportionnel et majoritaire. En gros, quand tu gagnes au second tour, tu reçois d'office un quart des sièges, et le reste est réparti selon les résultats.

Big L : Et qu'est-ce qui te tripote là-dedans?

Charlot : Ben tu te rends compte qu'avec ce mode de calcul, un parti peut obtenir la majorité avec environ 33 % des voix. Et je ne compte même pas tous ceux qui ne votent pas... Seul au pouvoir avec 33 % des voix! C'est dingue !

Big L : Charlot, on va parler d'autre chose...

Charlot : Mais enfin, papa, qu'est-ce que j'ai dit? 33%, c'est quand même d........ Oups... Désolé...


mercredi 25 novembre 2015

Bad The Weather (épisode 13) : onfatsoenlijkheid


Bad The Weather : Mac, quand même, torpiller cette idée d'unité nationale, dans un momentum pareil, je me demande si ce n'est pas un peu osé...

Mac Jawel : Mais non, au contraire, Bad. Passer son temps à saper les bases de l'Etat et profiter d'un climat d'insécurité pour fustiger sa fragilité, c'est une recette infaillible. Tous les fascistes de l'histoire l'ont éprouvée à un moment ou à un autre!

Bad The Weather : Fasciste! Fasciste! Ferdoume, Mac, je suis tolérant, mais là, tu y vas trop fort! 

Mac Jawel : Bad, allez... avec tout le monde si tu veux... mais pas avec moi...

Bad The Weather : Heu... désolé...

lundi 16 novembre 2015

Ordinaire...

Il y a trois semaines, un dimanche matin, sur un marché aux puces proche d'une caserne remplie de réfugiés. Un brocanteur, à voix très haute, se gausse d'un réfugié qui lui demandait un prix, prend les gens à témoins, «Qu'est-ce qu'ils croient ? Qu'on va brader pour eux alors qu'ils nous volent? Je ne suis pas raciste, mais moi, je te les mettrais dehors à la Kalachnikov». Kalachnikov, je vous le jure…
A voix tout aussi haute, j'ai dit aux gens « N'écoutez pas ce délire, c'est scandaleux ». Un couple m'a approuvé, on s'est éloignés. Et le brocanteur de me crier de loin « Toi, va donner ta boucle d'oreille aux petits riens ». On en riait encore à l'apéro.

Ce dimanche 15 novembre, dans une bourse aux vêtements. Trois dames de 50-60 ans conversent devant un étal. « Il y a des réfugiés qui crachent sur les gens ». « Ils peuvent déjà être contents d'être ici ». « Et vous allez voir, y en a parmi eux qui sont djihadistes ». Elles ne me parlaient pas, et pourtant, je leur ai dit à haute voix : « C'est honteux, ce que vous racontez ». Une des trois dames m'a regardé comme une gosse prise sur le fait, et s'est éloignée des deux autres. Qui ont continué leur conversation sans même se retourner. Ce jour-là, bien sûr, on n'en a pas rigolé à l'apéro. Mais comme trois semaines auparavant, j'ai éprouvé un minuscule, mais agréable sentiment d'autosatisfaction.

La xénophobie ordinaire, la crédulité ordinaire, la bêtise ordinaire. Peut-être que ça ne changera pas beaucoup le monde de réagir à chaque fois qu'on les rencontre. Mais ça rend fier de soi. A peu de frais finalement...


vendredi 30 octobre 2015

Charlot en plein doute existentiel (épisode 5: épicène de ménage)


Charlot : Allo papa, j'ai une question existentielle à te poser.

Big L : Papa écoute.

Charlot : Hé bien voilà : en politique, qui est-ce qui vous amène le moins d'emmerdes, les cons ou les salauds? 

Big L : Papa ne comprend pas vraiment la question. Explicite, Charlot.

Charlot : Hé bien voilà: je me suis allié avec la NVA, parce que ce sont de purs salauds. Je me disais qu'ils allaient concentrer l'attention de l'opposition et que ça compenserait largement les petits désagréments. Or, depuis le début, c'est à propos des cons de mon propre parti que l'opposition me cherche le plus de poux. 

Big L : Papa comprend mieux. La réponse me semble contenue dans la question. 

Charlot : Il vaut mieux les salauds?

Big L : Ben oui. D'autant...

Charlot : D'autant?

Big L : D'autant que souvent, quand ils se sentent coincés, les cons deviennent aussi salauds... 



mercredi 21 octobre 2015

Poujadiste....


Le Professeur Ponchau tient à remercier vivement le PS de lui avoir offert deux bijoux à l'occasion de son anniversaire :

Muriel Targnion, nouvelle bourgmestre de Verviers, souligne le fait que sa majorité est identique à celle en place en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles, "ce qui permettra d'obtenir des aides bien nécessaires à la ville". 

Laurette Onkelinx, chef de groupe à la Chambre, aux écologistes : "Vous avez donné l'impression que les parlementaires étaient des paresseux qui prenaient trois mois de congé". Et ensuite : "Avec le MR, nous pouvons être des adversaires politiques, mais nous pouvons aussi ensemble défendre la démocratie contre le poujadisme".

Cadeaux empoissonnés, bien sûr, car en ce jour solennel ne peut que se poser cette question existentielle : que va-t-on faire du reste de notre vie si pour se foutre du monde, il suffit dorénavant de le citer? 


jeudi 15 octobre 2015

When Charlot met Bad The Weaver (épisode 1: geweldig orgasme)



Bad The Weather : Charlot, en matière de culot, je crois que je n'ai plus de leçon à te donner.

Charlot : Que me vaut cet honneur, Bad?

Bad The Weather : Ta déclaration de politique générale, cette façon de présenter la reconduction de la suédoise comme une évidence, c'était génial !

Charlot : Wel bedankt, hein Bad, ik ben geflatteerd.

Bad The Weather : Oui oui, j'insiste. Et tu as raison, hein ! Tu peux tout te permettre. Plus personne ne relève que tu ne représentes pas le quart des francophones, ils se sont habitués. Alors, que ce soit pour 5 ans ou 10... 

Charlot : C'est vrai ça, ferdoume.

Bad The Weather : Je vais te dire, Charlot, on est nés trop tard. Au bon vieux temps, un mandat, deux mandats, et hop...

Charlot : Hop quoi?

Bad The Weather : On supprimait la notion de mandat !

mardi 6 octobre 2015

Charlot médite transcendantalement (épisode 4: Thiéry je t'aime, Thiéry je t'adore)


Charlot : Allo papa, je ne comprends plus!

Big L : Tu ne comprends "pas", Charlot, pas "plus". Mais qu'est-ce que tu ne comprends pas? Vas-y, papa t'écoute.

Charlot : Hé bien hier, y a Damien qui me phone, pour me demander ce qu'il doit dire, rapport à la NVA. Et moi, j'avais pas trop d'idées, je lui réponds: "Tu dis que la NVA est très sympa au fédéral, que c'est juste une ministre du gouvernement flamand qui ne l'est pas".

Big L : C'est très bien. Qu'est-ce que tu ne comprends pas là-dedans?

Charlot : C'est tellement ficelle, comme discours, sinon grossier, je n'imaginais pas une seconde que ça ne ferait pas hurler.

Big L : C'est l'accoutumance, ça, Charlot. A force, le public s'habitue à ce qu'on lui serve de la soupe à la mauvaise foi, je dirais même qu'il s'y attend. Tu fonctionnerais autrement, on te traiterait de naïf. Ou pire, on dirait que tu n'es pas fait pour la politique.

Charlot : C'est dingue quand même.

Big L : Mais enfin, mon Charlot, comment crois-tu que tu es arrivé là où tu es?