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lundi 17 décembre 2012

Some news about the end of the world

Aujourd'hui: Some news about the end of the  world

Vu l'imminence probable du jugement dernier, le Professeur Ponchau a supprimé de ce message tout ce qui était complètement idiot. Autant finir sur une bonne note!

Le syndicat des fossoyeurs bruxellois et wallons a déposé un préavis de grève  prenant cours ce vendredi 21 décembre. "Sans engagement de personnel supplémentaire, on ne pourra pas faire face à la demande", déclare le porte-parole du syndicat. 

Les chambres des notaires de tout le pays signalent que, vu l'afflux de demandes de rendez-vous, il a été décidé que les actes notariés, tels testaments ou donations, posés après le 21 décembre, auront valeur rétroactive. 


Gérard Depardieu fulmine: "P... de b... de m...  de  n... de D..., plus que 4 jours pour vendre mon hôtel particulier!". A 27.777,7777777 € du mètre carré de prix de départ, on se demande ce que vont être les soldes. 

Dans un but d'économies virtuelles, les exécutions capitales prévues en Iran et en Irak ce vendredi 21 décembre ont été remises à une date ultérieure. Le 31 décembre tient la corde. 


Enfin, mieux vaut tard que jamais, la Communauté scientifique se décide enfin à nous expliquer que ce n'est pas la fin du monde que les mayas ont prédit pour ce 21 décembre, mais seulement un changement d'ère. Le Professeur Ponchau  se veut néanmoins rassurant pour tous les pessimistes de son tonneau: avec les mutations climatiques, on ne va aussi que changer d'air... Mais ce sera quand même la fin du monde...


En prime, un proverbe touristique d'Amérique centrale pour égayer votre fin d'année: mieux vaut un guide maya avec des engliches qu'un aztèque avec des fritz.
             
Ceci étant dit, il y a quand même un réel sujet d'angoisse chez la majorité des lecteurs de ce  blog: si c'est la fin du monde vendredi, est-ce qu'on aura quand même droit aux voeux 2013 du Professeur Ponchau?

Mais pour qui le prend-on! Rassure-toi, Peuple Incrédule! Gouverner, c'est prévoir, les clichés ont été pris il y a belle lurette.

Alors, rassurés?

mercredi 12 décembre 2012



Aujourd’hui : faut-il poursuivre en justice ceux qui prédisent erronément la Fin du monde ?

Une question cruciale, bien sûr, comme toutes celles traitées par le Professeur Ponchau. Miner le moral de la société toute entière, est-ce que cela ne mérite pas un châtiment exemplaire ?

Ceci dit, une telle question nous plonge aussitôt dans un abîme : est-ce qu’un châtiment, exemplaire ou non, a jamais évité que le crime qui l’a suscité soit commis ? Non évidemment, au nom d’une logique chronologique implacable.

Oui, mais rétorquera-t-on, est-ce que la notion d’ «exemplaire » ne souligne pas le fait que ce n’est pas l’évitement du  crime ayant engendré le châtiment qui est le but de celui-ci, mais bien la répétition  de ce crime (mutatis mutandis comme on dit sans prétention aucune dans les audiences autorisées) ?

Certes.

Mais si je prédis la fin du monde et que je pense mordicus avoir raison, est-ce que la perspective d’un châtiment consécutif à ma prédiction va me dissuader de la formuler ?
Bien sûr que non. Puisque je pense de bonne foi qu’il n’y aura plus personne pour me l’asséner, ce châtiment.

Dans le fond, la criminologie, c’est assez simple, comme discipline.

PS : n’empêche qu’avec le titre de l’article, y a quelques mayas présomptueux qui se sont retrouvés avec le trouillomètre au maximum.

samedi 8 décembre 2012

Les dossiers chauds du Professeur Ponchau

Aujourd'hui: Le Professeur Ponchau annonce la fin du monde!

Grande nouvelle en effet, Chers Amis! Le Professeur Ponchau,  modèle planétaire en matière de sagesse et de prophéties en tous genres, vous annonce la fin du monde. Un jour. 

Par la même occasion, il vous annonce qu'il va mourir. Un jour. 

Ceci dit, Il pense modestement avoir un avantage majeur sur le monde: lui, il y a vingt ans qu'il a arrêté de fumer.

Ne le remerciez pas: c'est naturel. Un peu d'optimisme, en ces périodes sinistres où sévissent les illuminations de Noël et les bouffeurs de chips jusque dans les salles de cinéma étiquetées "Art et essai", ça ne peut pas faire de tort.

dimanche 11 novembre 2012

Létale providence




Les dossiers chauds du Professeur Ponchau

Aujourd'hui: l'avenir des pensions

Le Professeur Ponchau inaugure en ce dimanche ensoleillé une nouvelle série, tant il est sûr que le public meurt d'envie de connaître son avis sur un tas de sujets brûlants.

Les pensions... Voilà un sujet qui intéresse tout le monde, au même titre que la maladie, le vieillissement, le temps qui passe, la décrépitude.

Or voilà qu'hier, dans une gazette, on nous reparle du "système qui va dans le mur", des "indicateurs qui sont dans le rouge", de l' "obligation de réformer d'urgence". Bref, de nous faire travailler plus longtemps. Quelle bête idée!

Remarquons d'emblée le caractère relatif de cette notion de "travailler plus longtemps". Si on mesurait à la productivité, certains devraient rester au travail jusque 125 ans... Le Professeur Ponchau (pour prendre un exemple un peu au hasard), en revanche, serait retraité depuis belle lurette.

Mais surtout, surtout... aborde-t-on la problématique par le bon bout de la lorgnette? Il n'y a plus assez de travailleurs, nous dit-on, par rapport au nombre de retraités. Il faut donc augmenter leur nombre. Et pourquoi pas le contraire, je vous le demande!

Diminuer le nombre de retraités, serait-ce plus compliqué? Que nenni! Et bien meilleur pour l'environnement, à terme. Parce que c'est très bien de vouloir augmenter le nombre de travailleurs. Mais pour faire quoi? Produire plus et bousiller la planète encore un peu plus vite?

Voici donc le système imaginé par le Professeur Ponchau, qui en plus d'être efficace, vaudra au parti qui le proposera une popularité sans égale: accorder à chaque individu un "crédit-retraite" d'une certaine durée -10 ou 15 ans, faut faire des petits calculs pour voir ce qui est tenable- qu'il peut prendre n'importe quand. A partir de l'âge de la majorité légale.

Considérant l'inconscience compulsive d'une grande majorité des jeunes d'aujourd'hui, il va y en avoir tout plein pour utiliser leur crédit-retraite très tôt, juste après les études supérieures (pour ceux qui en font, ce n'est heureusement pas le cas de tout le monde), sinon, avant.

Du coup, à terme, ça fera autant de retraités en moins. Et l'équilibre du système sera non seulement préservé...mais renforcé, très renforcé, croyez-moi. Car à l'inverse de nos jeunes cigales, il y a des tas de fourmis qui se croient éternelles...et qui du coup, ne consommeront jamais leur crédit-retraite. Du win-win. 

Et que fera-t-on de tous ceux qui auront prématurément consommé leur crédit-retraite? Ben tant qu'ils sont en état de travailler, y a pas de problème, hein. Pour le reste, on verra bien. Une solution à la fois.  Rome ne fut pas bâtie en un jour.